Les expositions présentées par « La Costelle »

Exposition - Siméon Colin : mes arbres préférés

Cette exposition, par un grand artiste originaire de Fraize  s'est tenue dans le cadre de Fraiz'Expos du samedi 7 au dimanche 22 juillet 2018.

Elle a reçu 163 visiteurs.



Siméon Colin

Artiste peintre de renommée internationale, il est né à Fraize en 1942. À l'âge de 12 ans, il habitait place de l'église quand il découvrit l'art et plus particulièrement le dessin. Il ne s'en détachera alors jamais, d'autant que ses talents lui valent quelques expositions précoces. Il en est convaincu : il veut se lancer dans une carrière artistique. C'est pourquoi il intègre l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Nancy (de 1961 à 1964) puis l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (de 1964 à 1967). Alors qu'il sort major de sa promotion, Siméon Colin devient enseignant à l'ENSAD, et commence également une carrière de designer (meubles de jardin, meubles pour enfants, collaboration avec Pomme d'Api etc.), d'architecte d'intérieur et de peintre muraliste. De fait, il crée l'Atelier Colin, réalisant de nombreux plafonds et murs peints prestigieux (La Réserve de Beaulieu, l'Hôtel Royal à Evian etc.). C'est à la fin de cette riche carrière et en changeant de cadre de vie qu'il revient à sa première passion : le dessin.

Bien que vivant à Paris, il a toujours montré beaucoup d'intérêt pour sa ville natale, témoin cet article, bien dans l'esprit de La Costelle, qu'il a publié dans les Annonces des Hautes-Vosges du 28/11/1982 :

CIRCULEZ ! IL N’Y A PLUS RIEN A VOIR !

Était-elle si lépreuse, cette ancienne école, l’avait-on laissée suffisamment se dégrader, fallait-il qu’elle ne compte pas et qu'on en soit honteux pour la faire disparaître ainsi !

À Fraize, il y avait donc cette vieille école, il y avait aussi cette grande et belle maison qu’on appelait « La Fromagère », il reste encore quelques belles demeures, dans la rue de l’Église, dans la rue de la Costelle. Des bâtisses simples et humbles, lourdes et solides, faites pour durer des siècles encore, pourvu qu’on les aime.

Mais il en est des municipalités comme des individus. Ici l’on entretient son environnement et respecte les traces du passé, on s'en juge responsable, afin de les transmettre. Là, on détruit et dilapide, on se moque... on tolère des pseudo architectures de super-marchés qui auraient pu s’installer dix mètres plus loin.

 

Deux belles maisons ont été sacrifiées par des Maires, anciens enseignants, ceux-là mêmes qui nous parlaient de culture, de patrimoine et de respect (1).

La question qui se pose est de savoir combien de Conseils municipaux devront se succéder pour venir à bout des quelques intéressants témoignages que compte encore notre ville. Quelle sera la prochaine victime ? Doit-on faire classer et protéger certaines de ces maisons pour être certain de les conserver ? ou alors doit-on dès maintenant chercher dans les villes et les villages des alentours les traces de notre passé, puisque, chez nous, il n’y aura plus rien à voir ?

Jacky Colin, architecte d’intérieur DPE, professeur à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.

Paris, le 5 novembre 1982.

(1) - Pour ce qui concerne ces deux démolitions, il ne faudrait pas prétexter du coût excessif des travaux de restauration, ce qui reviendrait à dire que tous les propriétaires de vieilles maisons sont très riches.

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© La Costelle. Dernière mise à jour le 26/07/2018 à 11:04 
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